Peintre, l’un des plus importants de son temps, Jacques-Louis David a épousé tous les bouleversements de son époque. Il est pourtant et surtout reconnu pour avoir glorifié la figure de Napoléon 1er après avoir été un acteur majeur de la Révolution. Sincérité ou opportunisme ? Il a laissé quelques-unes des œuvres majeures de la peinture du XIXe siècle dans un néo-classicisme des plus remarquables.
Exposition Jacques-Louis David au Musée du Louvre jusqu’au 26 janvier 2026.

Le Serment des Horaces, 1784 © Paris, musée du Louvre / GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Michel Urtado
Bélisaire demandant l’aumône, 1781. Lille, palais des Beaux-Arts © GrandPalaisRmn (PBA, Lille) / Philipp Bernard

La Douleur et les regrets d’Andromaque sur le corps d’Hector, 1783 © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Mathieu Rabeau

Le Serment du Jeu de Paume, 1791-1792. (Ébauche) © Paris, musée du Louvre, en dépôt au châteaux de Versailles / Ph. : D.R.

Portrait de Juliette Récamier, née Bernard (1777-1849), 1800 Paris, musée du Louvre © GrandPalaisRmn

Portrait de l’empereur Napoléon Ier dans son cabinet de travail, 1812 © Courtesy National Gallery of Art, Washington

Mars désarmé par Vénus et les Grâces, 1824 © Bruxelles, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique / Ph. : D.R.

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C’est à Bruxelles, à peine sa dernière œuvre encore fraîche, La Colère d’Achille, qu’il s’éteint le 29 décembre 1825, à l’âge de 77 ans… Quatre ans après celui que son pinceau avait tant glorifié et qu’il fit rentrer dans la légende : Napoléon 1er. Pourquoi Bruxelles ? En 1814, avec le retour de la monarchie, David part en Suisse… Mais revient lors des Cent-Jours, le retour de Napoléon de l’île d’Elbe. En 1815, à l’issue de la défaite de Waterloo, il se réfugie à Bruxelles.
La loi de janvier 1816, qui exclut de l’amnistie et proscrit du royaume les régicides qui avaient voté la mort de Louis XVI, le pousse à l’exil, d’autant que le trône, depuis 1815, était réoccupé par Louis XVIII, le propre frère du défunt Louis XVI ! Lui, David, qui avait épousé la Révolution (il sera élu député de la Convention en pleine Terreur), puis encensé Napoléon, était-il sincère ou simplement opportuniste ? Comment pouvait-on lui pardonner cet ultime portrait, presque une caricature grincheuse, de Marie-Antoinette, croquée à la va-vite, sur la charrette l’emportant vers sa funeste destinée ? Tout ça pesait lourd sur la balance qui le conduisit à l’exil.
Le Louvre, qui nous offre une magnifique rétrospective de son œuvre, est ici en terrain connu. Déjà, parce que le Louvre fut l’atelier de David en ce temps où, l’ancien palais des premiers rois, prêtait volontiers son rez-de-chaussée pour abriter des ateliers en une sorte de « squat d’artistes du XVIIIe siècle » (1). Et aussi parce que notre vénérable musée (qui a vu le jour en 1793) conserve quelques-uns des chefs-d’œuvre de David, comme Le Sacre de Napoléon, Le Serment des Horaces ou Les Sabines pour ne citer que les plus connus des près de trente de ses peintures conservées ici.

La Mort de Socrate, 1787 © New York, The Metropolitan Museum of Art

Amour et Psyché, 1817 © Cleveland Museum of Art
Peintre d’Histoire, genre considéré à l’époque comme l’acmé en peinture, David est né à Paris en août 1748 d’un père commerçant de gros qui meurt à l’âge de 30 ans. Les parents se sont séparés dès la plus tendre enfance de leur fils unique, qui est placé en pension au couvent de Picpus. Comme tout parent, sa mère le verrait bien épouser une carrière d’architecte, d’homme de loi ou de médecin, mais le jeune David affiche tôt sa volonté de devenir peintre. Pour se former, après un premier galop d’essai à l’Académie de Saint-Luc, il vise l’Académie royale de peinture et de sculpture, la porte glorieuse pour obtenir le sacro-saint Grand Prix de peinture. Il y est admis en 1765, grâce à la recommandation du peintre François Boucher qui dirige l’académie et avec lequel David a une lointaine parenté.
Se rapprocher de la lumière de Poussin
Là, il se retrouve dans l’atelier de l’un des peintres les plus en vue de l’époque, Joseph-Marie Vien (1716-1809), officier de l’Académie royale. Le 2 octobre 1774, à l’âge de 26 ans, après cinq tentatives, David remporte enfin le Grand Prix de peinture avec un sujet tiré d’un récit de Plutarque, Érasistrate découvrant la cause de la maladie d’Antiochus. Une œuvre avec, encore, quelques accents rococo, mais laissant déjà apercevoir ce que sera sa manière future. En novembre de l’année d’après, il part pour Rome avec son maître qui vient d’être nommé directeur de l’Académie de France en la ville éternelle. Un séjour qui durera presque quatre ans.
Il repart avec déjà une belle renommée, ses tableaux peints à Rome sont remarqués et surtout, il commence par creuser sa propre manière, délaissant des aspects caravagistes, qui l’avaient pourtant influencé dès ses débuts, puis se libère de l’art du siècle précédent, pour se rapprocher de la lumière d’un Poussin. « Je compris que je ne pouvais pas améliorer ma manière dont le principe était faux et qu’il fallait divorcer d’avec tout ce que j’avais d’abord cru être le beau et le vrai. » (1)

Marat assassiné, 13 juillet 1793, 1793-1794 © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Mathieu Rabeau

Portrait d’Anne-Marie-LouiseThélusson, comtesse de Sorcy, née Rilliet (1770-1845), 1790 © Munich, Bayerische Staatsgemäldesammlungen / BPK, Berlin, Dist.; GrandPalaisRmn
De plus, ses visites des ruines de Pompéi et d’Herculanum lui font reconsidérer son art. Dans une manière néoclassique, à contrario du style rocaille, qui avait signé l’art du siècle des Lumières, David se réfère à l’antique dans ses décors, comme dans ses attributs, en une sorte de réalisme exacerbé, un travail appliqué sur les décors, comme sur les corps, jusqu’à les représenter nus dans des contextes qui s’affranchissent de la réalité (cf. Les Sabines, 1799). Ou, comme dans l’esquisse de son Serment du Jeu de Paume, cette nudité semble lui servir à donner aux corps une attitude réelle avant de les habiller. Des mises en scène foisonnantes, tumultueuses, souvent traitées dans des compositions dans lesquelles le tragique découle de sa façon habile à travailler les contrastes et les lumières auxquels se mêlent des foules en des actions théâtralisées (cf. Les Sabines, 1799).
Un peintre reconnu
Les observateurs l’encensent déjà, Diderot le remarque. Rentré à Paris fin 1780, il travaille à une œuvre, Bélisaire demandant l’aumône, en vue de son agrément comme peintre d’histoire à l’Académie. Il est agréé à l’unanimité et l’œuvre est considérée comme une première œuvre néoclassique française et de suite vendue ! Son sort s’améliore grandement, et en 1782, il épouse la fille d’un entrepreneur des bâtiments du Roi, Marguerite Charlotte Pécoul, dotée d’une rente de 50 000 livres lui permettant une certaine aisance et aussi de s’installer au Louvre. Il y ouvre un atelier d’enseignement dans lequel passeront les futurs peintres Gros, Girodet et Gérard. Puis, il œuvre pour sa réception à l’Académie sur un épisode de l’Iliade La Douleur et les regrets d’Andromaque sur le corps d’Hector (1783).
Il est reçu membre de la prestigieuse Académie le 23 août 1783 et commence une carrière ponctuée d’œuvres qui le porteront au pinacle de son temps. Octobre 1784, son beau-père finance un nouveau voyage à Rome où il s’installe dans un atelier. Il commence à travailler sur un sujet tiré de l’histoire de la Rome antique en prenant pour sujet le serment des frères Horaces avant qu’ils aillent combattre les Curiaces. Le tableau, une commande royale, est si monumental que David, qui voudrait le voir exposé au Salon Carré du Louvre, s’inquiète de sa dimension dépassant celle réglementaire. Le tableau, d’abord exposé et encensé par la critique, à Rome, David repart pour Paris accompagné par son Serment des Horaces, « qui va définitivement le propulser comme le rénovateur de l’école et lui assurer une célébrité exceptionnelle » (2).
Il est reconnu comme le chef de file du courant néoclassique et il continuera dans cette veine jusqu’à ses derniers instants. Les commandes dès lors pleuvent, il est reçu dans les meilleures sociétés et est devenu un portraitiste recherché. À contrario de sa consœur Élisabeth Vigée-Lebrun, bien en cour et peintre officielle de la reine Marie-Antoinette, David, lui, chasse dans la bourgeoisie éclairée… et fortunée. Ses portraits sont exécutés avec une recherche de la vérité du modèle et les poses sont dénuées de tout objet, meuble et autre décor, avec un travail tout en douceur sur les carnations que l’on retrouvera ensuite chez l’un de ses plus talentueux élèves… Ingres. (cf. Portrait d’Anne-Marie-Louise Thélusson, comtesse de Sorcy, née Rilliet (1770-1845), 1790.).

Les Sabines, 1799 Paris, musée du Louvre © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) / Mathieu Rabeau / Sylvie Chan-Liat
C’est dans ce contexte, des plus favorables pour David, que surviennent les débuts de la Révolution qui va secouer toutes les strates de la société. L’art et ses institutions ne font pas exception. David, avec plusieurs de ses pairs, pense entre autres, qu’il faut revoir les statuts et les modalités de vote des commissaires de l’Académie. D’autre part, il obtient des commandes de portraits de personnalités « en vue », avant d’épouser les préceptes révolutionnaires et de s’impliquer grandement dans la révision des statuts de l’Académie de peinture.
David révolutionnaire !
Fin 1790, il commence à travailler à la composition du Serment du Jeu de Paume, sujet iconique et emblématique des débuts de la Révolution. Son tableau veut donner corps, à ce mythe fondateur de la Révolution dans lequel tous les députés, réunis dans une salle dédiée au jeu de paume à une encablure du château de Versailles, se tournent vers Bailly en orateur qui proclame le serment de « donner une constitution à la France » alors que les rideaux sont agités du souffle nouveau de la liberté… Œuvre ambitieuse pour laquelle est lancée, sans succès, une souscription. L’Assemblée constituante décide donc de financer le projet et David commence par peindre quatre premiers portraits… mais le vent de la Révolution tourne vite et les temps changent. Le projet initial comprenant certains députés qui ne sont en odeur de sainteté depuis la première esquisse, pousse le peintre à abandonner et le projet est laissé inachevé.
Suite à l’assaut des Tuileries, le 10 août 1792, qui amène la destitution de Louis XVI, David, proche de Marat et de Robespierre, prend fait et cause pour la Révolution. Il est élu député de Paris le 17 septembre et siège parmi les Montagnards aux côtés de Marat, Georges Danton, Maximilien de Robespierre et Jean-Marie Collot d’Herbois entre autres, les « durs » de l’Assemblée.
L’ami de Marat
Il multiplie les interventions, propositions et autres décrets concernant l’organisation des arts et de l’instruction. En juillet 1793, Marat est assassiné, et en hommage, la Convention commande à David son célèbre tableau, La Mort de Marat, montrant « l’ami du peuple » dans sa baignoire, la plume en main, et tenant un feuillet marqué du nom de sa meurtrière. D’une facture néoclassique, la transcription par David mêle la peinture d’histoire à une dramatisation qui n’est pas sans rappeler les « dépositions de croix » ou les « mises au tombeau » des peintures religieuses.
Vecteurs de communication politique au service des idées de la Révolution, des copies seront réalisées avec quelques variantes (que l’on peut voir ici à côté de l’œuvre originale de David, conservée à Bruxelles), des copies peintes par d’autres, dont certaines sous la supervision de David lui-même. Sur « l’original » on trouve la simple dédicace « À Marat David », tandis que sur la copie conservée au Louvre, la phrase « N’ayant pu me corrompre ils m’ont assassiné » donne à cette mort une dimension « politique » voire christique. En décembre de la même année, David est de ceux qui votent la mort du roi… La Terreur passée et Robespierre mort, David, proche de ce dernier, est inquiété. Les « purges » de l’après Terreur le rattrapent, il est suspendu de ses fonctions, arrêté et écroué. Il échappe à la guillotine, et grâce à l’intervention de plusieurs de ses élèves, il est libéré le 28 décembre 1794 et recouvre ses différents mandats.
Un certain Bonaparte
Malgré tout, l’Assemblée générale de la section du Muséum nomme, par arrêté, une commission dite « Commission des Douze » chargée de recevoir les déclarations des citoyens contre les agents de la tyrannie. Cette dernière cherche à réunir de nouvelles charges contre David, la chasse engagée voit ses amis arrêtés et écroués. Son Marat est retiré de la salle de la Convention et lui est rendu. Poussé à justifier son intense engagement politique, malade, il ne peut vraiment se défendre et obtient la permission de s’éloigner de Paris et trouve refuge dans la famille de son beau-père. Il est de nouveau arrêté le 28 mai 1795. Il décide de se battre, reprenant une à une les accusations dont il fait l’objet. Le 3 août, il obtient une liberté provisoire et surveillée en raison de son état de santé. Il traverse toute cette période en peignant des portraits, souvent de commande, comme celui de Juliette Récamier (1800), laissé inachevé en raison d’un désaccord avec le modèle.

Autoportrait, 1794. Paris, musée du Louvre © GrandPalaisRmn (musée du Louvre) /: Adrien Didierjean / Sylvie Chan-Liat

Bonaparte franchissant les Alpes au Grand Saint- Bernard, 1800. Musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau © GrandPalaisRmn / Franck Raux
L’année suivante, sans commande, il commence son tableau Les Sabines et, pour ce faire, les nouvelles instances lui permettent d’investir un atelier au Louvre. Peu à peu, il reprend place dans la vie artistique et sera du comité d’accueil fait à Napoléon Bonaparte, général de retour de la campagne d’Italie et auréolé de gloire suite au traité de Campo-Formio. « Bonaparte est mon héros » proclame David ! Opportunisme ou sincérité ?
Napoléon et l’installation de l’Empire vont donner un nouveau souffle à David. Dépêtré des séquelles de la Révolution, l’arrivée et les ambitions du jeune général corse et son coup d’état du 18 brumaire, qui le propulse Premier consul, vont lui permettre de recouvrer une certaine notoriété. D’autant qu’après avoir trouvé un local à la taille de ses Sabines, il y expose, avec entrée payante, son monumental tableau qui rencontre un franc succès !
La nouvelle administration lui fait les yeux doux tant est que le roi d’Espagne, Charles IV, lui commande, en 1800, un tableau représentant Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard. Une discussion avec le Premier consul lui donne les grandes lignes de l’œuvre, mais Napoléon refuse de poser en atelier. Il prête au peintre uniforme et accessoires qu’il arborait alors. L’œuvre achevée, Bonaparte se trouve « calme sur un cheval fougueux », d’autant que David a inscrit, sur un rocher le nom de Bonaparte, au pied du cheval, son nom surplombant ceux d’Hannibal et de Carolus Magnus (Charlemagne) instituant une filiation entre Bonaparte et ces grands conquérants. Satisfait, Napoléon lui commande des copies à fin de propagande.
Napoléon empereur !
Cette commande en augure d’autres dont l’immense tableau représentant le couronnement de l’empereur le 2 décembre 1804 en la cathédrale Notre-Dame, qui, ayant souffert pendant la Révolution, fut retapée pour la circonstance.
David va illustrer cette cérémonie en une œuvre monumentale de près de 10 m de long sur 6 de haut (accrochée au Louvre, visible aile Denon, trop importante pour être déplacée dans l’exposition). Ce Sacre de Napoléon est sûrement l’œuvre la plus connue du peintre. Étonnamment, et malgré son titre, le tableau représente, non pas le couronnement de Napoléon, mais celui de Joséphine.

Le Sacre de Napoléon. Notre-Dame, le 2 décembre 1804, 1805-1807 © Paris, musée du Louvre © GrandPalaisRmn (musée du Louvre)
À l’origine, David a tenté de trouver, sans y arriver, une façon de représenter l’auto couronnement de l’Empereur. Sans y arriver, il joua d’un autre artifice et mit Napoléon au centre de l’événement, « prenant les choses en main » dans un geste qu’aurait dû effectuer le pape Pie VII présent. Ce geste politique aura pour conséquence de laisser en arrière-plan le pape, représenté ici, assis comme tassé sur lui-même, qui avait à contrecœur fait le déplacement depuis Rome. En effet, un différend opposait encore la France et le Saint-Siège depuis l’annulation unilatérale du Concordat par l’Assemblée constituante en 1789, annulation qui avait alors ouvert la voie à la mainmise de l’État français sur le clergé. Le tableau est aussi une assise du pouvoir de Napoléon et augure un avenir dynastique avec la présence de la famille du tout nouvel Empereur. On y voit sa mère (pourtant absente, qui bouda la cérémonie pour une raison familiale), toute la fratrie, frères et sœurs et de nombreux autres dignitaires et maréchaux, dont un certain Talleyrand qui, pourtant, avait servi Louis XVI… Et, en haut de la tribune, David qui s’est représenté avec sa femme et ses deux filles.
En exil !
Dès lors, il va représenter l’Empereur dans une « peinture hagiographique » qui lui donne une aura quasi divine. Couvert d’honneurs, premier peintre de l’Empereur – comme on l’était du roi dans l’Ancien régime – il ne s’embarrasse pas de la réflexion sur la liberté de l’artiste face au pouvoir et son art s’en ressent. « Ses portraits retrouvent le réalisme de ses débuts, traduisant l’embourgeoisement de la société : les accessoires, les tissus, les bijoux rutilent, les visages sont rendus sans concession. » constatent les commissaires.
Le retour des Bourbons, en 1815 suite à la défaite de Waterloo, sonne son départ pour Bruxelles. Bien qu’en exil, l’aura de David ne faiblit pas pour autant, et beaucoup de ses élèves et de ses pairs viennent lui rendre visite. Il continue de peindre, se désolant du chemin que prend l’art de ce temps. Il meurt le 29 décembre 1825, son dernier tableau, une œuvre de plus de trois mètres de haut, Mars désarmé par Vénus et les Grâces, à peine achevé. Charles X, qui a succédé un an plus tôt à son frère, refuse le retour de sa dépouille en France… « Quoi ! L’on repousse son cercueil et l’on hérite de sa gloire ! » s’exclamera le chansonnier Pierre-Jean Béranger. Seul son cœur, rapatrié par son fils Eugène, repose depuis, auprès de son épouse, à Paris au cimetière du Père-Lachaise.
- In Daniel et Guy Wildenstein, Documents complémentaires au catalogue de l’œuvre de Louis David, Paris, Fondation Wildenstein, 1973.
- Sébastien Allard in le catalogue de l’exposition. Éditions Musée du Louvre / Éditions Hazan, 2025

Musée du Louvre (1er). Hall Napoléon
À voir jusqu’au 26 janvier 2026
Tous les jours de 9h à 18h excepté le mardi
Nocturne jusqu’à 21 le mercredi et le vendredi
Accès :
Métro : lignes 1 et 7, station « Palais-Royal / Musée du Louvre »; ligne 14, station « Pyramides »
Bus : bus n° 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81, 95
Site de l’exposition : ici
Catalogue
Jacques-Louis David
Sous la direction de Sébastien Allard
Co-éditions Musée du Louvre / Hazan
360 p. 49 €
