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HENRI ROUSSEAU

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expositions

L’ambition de la peinture

Cette rétrospective de l’œuvre du Douanier Rousseau au musée de l’Orangerie, réunit quelques-unes de ses importantes œuvres puisées dans le fond du musée, mais aussi, fait rare, de prêts de la fondation américaine Barnes, mais aussi du Museum of Modern Art, du MET, du Guggenheim de New York et d’autres musées américains. Une relecture de son œuvre quelque peu éloignée du qualificatif de naïf trop souvent accolé à son nom.

Exposition Henri Rousseau. L’ambition de la peinture au musée de l’Orangerie jusqu’au 20 juillet 2026.

Le Lion, ayant faim, se jette sur l’antilope, 1898-1905 © Riehen/Basel, Fondation Beyeler, Beyeler Collection / Ph.: Robert Bayer

La Guerre, vers 1894 © Paris, musée d’Orsay / Ph. : Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

La Bohémienne endormie, 1897 © New York, The Museum of Modern Art / Ph.: The Museum of Modern Art, New York/Scala, Florence

La Charmeuse de serpents, 1907 © Paris, musée d’Orsay, legs Jacques Doucet / Ph. : musée d’Orsay, dist. GrandPalaisRmn / P. Schmidt

Les Représentants des puissances étrangères venant saluer la République en signe de paix, 1907 © Musée national Picasso-Paris / Ph. : D.R.

La Bougie rose, 1908 © Washington, The Phillips Collection / Ph.: The Phillips Collection

Paul François Arnold Cardon dit Dornac (1859-1941), Henri Rousseau dans son studio rue Perrel à Paris, 1907 / Ph. : archives Larousse / Bridgeman Images

Cliquez sur les vignettes pour les agrandir

L’histoire d’Henri Rousseau (1844-1910) est celle d’un petit fonctionnaire à l’octroi de Paris chargé de contrôler l’entrée des boissons alcoolisées dans la capitale. Non pas un vrai douanier, mais un simple gabelou, qui occupait ses loisirs à peindre des saynètes et des paysages en autodidacte. Il aurait pu rejoindre la cohorte de tous ces peintres du dimanche qui occupent ainsi leur temps libre. Mais, de par sa volonté et ses rencontres, doublées d’une assez haute opinion qu’il avait de son art, il va en être autrement… Une sorte de conte de fées moderniste qui va faire de ce veuf, retraité, l’un des artistes les plus adulés de nos jours.
Le musée de l’Orangerie nous propose une balade dans l’œuvre du gentil « douanier » (un surnom donné par Alfred Jarry et qu’on lui accolera à jamais) en puisant dans les collections du musée, constituées grâce au marchand et collectionneur Paul Guillaume (1891-1934), qui fut aussi le conseil du docteur américain Albert Barnes, qui créa à Merion, près de Philadelphie, une fondation à son nom, qui possède une cinquantaine d’œuvres de Rousseau. Certaines des œuvres présentées ici sont aussi des prêts de cette importante fondation ainsi que d’autres musées français et étrangers, dont le Museum of Modern Art, le MET et le Guggenheim de New York, qui ont accepté de se dessaisir de quelques icônes du peintre, dont sa Bohémienne endormie, pas vue en France depuis 40 ans.
Le parcours de Rousseau aurait pu alimenter des chroniques chères à Zola ou à Maupassant. Une naissance à Laval dans une famille modeste, son père est ferblantier. Peu d’études, de petits boulots, un engagement dans l’armée pour éviter la prison suite à un larcin. En 1868, il part pour Paris, se marie deux fois et autant de veuvages. C’est en 1870 qu’il entre à l’Octroi de Paris comme commis et prend sa retraite en 1893. Il a 49 ans et va enfin pouvoir s’adonner à sa passion : la peinture, sans naturellement pouvoir en vivre. Une simple pension de retraité lui fait mener une vie austère. Sa situation financière l’oblige à donner des cours de violons, à écrire d’improbables pièces de théâtre et à vendre ses peintures sans grand succès.

La Carriole du Père Junier, 1908 © Paris, musée de l’Orangerie/ Ph.: D.R.

La Fabrique de chaises à Alforville, vers 1907 © Paris, musée de l’Orangerie / Ph.: D.R.

Ce contemporain des impressionnistes œuvre dans une manière qui ne semble pas de son temps. On se moque de ses œuvres qualifiées de « naïves ». Rien ne le rebute, même les plus acerbes des critiques qu’il découpe et consigne dans un cahier, comme celle parue dans la Revue des Beaux-Arts, début 1885 : « Les chinoiseries de M. Rousseau sont trop primitives pour qu’on s’y arrête longtemps. Nous ne sommes pas encore accoutumés à cette sorte d’imagerie, forte, amusante, cependant. » (1) ou cet autre : « C’est évidemment l’œuvre d’un enfant de 10 ans, qui a voulu dessiner des bonhommes. Il faut aussi conclure que ledit enfant ne sait point observer. C’est son imagination qui a fait tous les frais de sa peinture. » (3). Mais d’autres, du sérail, comme Robert Delaunay ou le marchand Wilhem Uhde (le découvreur de Séraphine de Senlis) y voient une nature plus riche, plus profonde dans son art.

Premières critiques

En attendant que d’autres se penchent sur son chevalet, le gentil « douanier » tente sa chance au Salon des Indépendants. Il y est admis en 1885 avec deux tableaux… dont l’un sera crevé par un coup de canif ! Les premières critiques se gaussent de son travail… naturellement. Il récidive l’année d’après dans ce deuxième Salon des Indépendants, où il y accroche quatre toiles et fait cimaise commune avec La Grande Jatte de Seurat ! Pissarro, lui, semble sensible au travail de Rousseau et dira : « Ces œuvres où l’émotion tient lieu de métier » (1). Il s’acharne, sûr de son fait, et exposera les années suivantes avec un léger dégel des critiques. Si le public rit volontiers de son travail, perce, ça et là quelques observateurs qui commencent à le considérer autrement. Paul Alexis, romancier naturaliste (il fut de la bande des Soirées de Médan autour de Zola) et journaliste au Cri du Peuple fait part, en 1888, de : « son extrême admiration et de sa parfaite sympathie pour les œuvres consciencieuses de M. Rousseau » (1). Certes, son nom commence à circuler, mais on n’en est pas encore à la reconnaissance de son travail de peintre, mais la fraîcheur et le naturel de ses œuvres sont de plus en plus remarqués et regardés avec bienveillance.

Admiré par Picasso

Ces premières reconnaissances vont l’amener à des rencontres qui le feront pénétrer  dans le landerneau des jeunes auteurs et rapins qui s’agitent autour des salons en attente de reconnaissance. C’est au début des années 90 qu’il fait la connaissance d’Alfred Jarry, de 30 ans son cadet et natif, comme lui, de Laval. Ce dernier l’introduit dans les milieux qu’il fréquente et ce bout d’homme, qui a son art chevillé au corps et ne doute pas de son talent, amuse autant qu’il surprend et intrigue. Il multiplie les soirées chez lui, invite ses nouveaux amis, ses voisins ; il se fait prendre en photo avec tous les attributs du peintre : large béret, lavallière, palette en main assis devant une toile. « Il tient à impressionner ceux qui ont du pouvoir et de l’influence, mais il sait profiter de l’admiration des jeunes peintres, parmi lesquels Pablo Picasso et le cercle du Bateau-Lavoir », écrit Nacy Ireson (2). Peu à peu cet adjectif de « naïf » qu’on lui colle depuis ses débuts, s’estompe tout comme celui de « peintre du dimanche » qu’il réfute. Ses humanités, ne les a-t-il pas faites en copiant les classiques au Louvre ?

Vue du quai d’Asnières, dit aussi Le Canal et paysage avec troncs d’arbre, 1900-1902 © Philadelphie, The Barnes Foundation / Ph. : D.R.

En 1894, la revue L’Ymagier, grâce à la bienveillance de Jarry, lui commande une lithographie et, « c’est d’après elle que Rousseau peindra son tableau » (3), La Guerre (1895), réminiscence de celle de 1870, sera son Guernica. Au salon des Artistes Indépendants, la toile est remarquée et enfin des articles favorables, voir dithyrambiques, le saluent. Dans le Mercure de France, on peut lire une très longue critique qui décortique le tableau et se termine par : « Il faudrait être de mauvaise foi pour oser prétendre que l’homme capable de nous suggérer de telles idées n’est pas un artiste » (1). C’est le seul article important paru du vivant de Rousseau. Dans l’Ymagier, pour accompagner cette lithographie, on lui demande d’écrire un court texte autobiographique dans lequel il note : « C’est après bien des épreuves qu’il arrive à se faire connaître du nombre d’artistes qui l’environnent. Il s’est perfectionné de plus en plus dans le genre original qu’il a adopté et est en passe de devenir l’un de nos meilleurs peintres réalistes. » (2). Malgré ces encouragements et une cohorte d’amis, c’est toujours la misère. Il déménage souvent, laisse d’impressionnantes ardoises chez son fournisseur de toiles et de peintures, participe, sans succès, à des concours pour la décoration de mairies et donne des cours de peinture et de violon à son domicile. Si son nom circule dans un certain milieu, les ventes se font attendre… mais inlassablement il présente ses œuvres autant dans les salons qu’auprès de collectionneurs éventuels.

Une vision édénique

Peut-être qu’à cette époque engorgée de révolutions, de l’impressionnisme au cubisme en passant par le fauvisme, Rousseau, à sa façon, prend part à la réaction postimpressionniste. Et ses contemporains n’ont pas vraiment su voir son art. Et pourtant, sous cette apparente naïveté, on décèle une vision édénique, poétique et onirique, voire romantique, du monde, accompagnée d’une belle maîtrise technique. Wilhem Uhde qui organisa, en 1909 à Paris, la première exposition personnelle de Rousseau et publiera la première monographie sur le peintre, écrit : « Rousseau voit les hommes et les choses autrement que nous » (5). Ses paysages sont ceux de beaucoup de peintres amateurs, brossés sur le motif mais souvent d’après illustrations ou cartes postales (La Falaise, 1895), avec des perspectives peu maîtrisées (Promeneurs dans un parc,1900-1910, ou Les Pêcheurs à la ligne, 1908-1909), et des natures mortes très « scolaires » (La Bougie rose, 1908 ou Nature morte à la cafetière, 1910), mais on sent déjà se développer une propension à travailler les détails et son application à rendre les ciels qui, sans être ceux de Boudin, donnent à voir une vraie application sur le moutonnement des nuages (Vue du quai d’Asnières, 1900-1902 ou La Fabrique de chaises à Alfortville, vers 1907) ou de celui des vagues (Le Navire dans la tempête, vers 1899). Sa précision, voire sa préciosité, se voit dans le traitement des arrière-plans, paysages, fleurs, arbres et feuilles, peints avec un luxe de détail. Il en est de même pour les vêtements et autres éléments que l’on peut remarquer dans son œuvre de portraitiste. Des portraits, souvent de commande, qu’il vend à des prix abordables à une population proche qui y retrouve son quotidien.

Ci-dessus : Moi-même, portrait-paysage, 1890 © National Gallery of Prague / Ph.: D.R.

Ci-contre : La Noce, 1905 © Paris, musée de l’Orangerie / Ph.: © RMN-Grand Palais (Musée de l’Orangerie) / Hervé Lewandowski

Des portraits dans lesquels, aussi, une évidente candeur guide son pinceau (L’Enfant à la marionnette, 1903), des portraits de femmes mises en scène dans des décors de jardins (Portrait de Madame M., 1895 ou Femme se promenant dans un décor exotique, vers 1910) ou des intérieurs modestes. Une production qui recèle aussi quelques portraits de groupes comme l’impressionnant et utopique Les Représentants des puissances étrangères venant saluer la République en signe de paix (1907), hymne à la paix et à l’union des peuples. Citons encore La Noce (1905), une réunion de famille, comme face au photographe, et dans laquelle la mariée semble étrangement flotter. Un défaut de perspective (comme dans toute la composition du reste), qui, parait-il, serait dû à un repentir lors de l’exécution du tableau. Certains voulurent reconnaitre, dans l’un des hommes moustachus au second plan, un autoportrait du peintre. Et enfin, la très appliquée Carriole du père Junier (1908), faite d’après une photographie d’un voisin maraîcher. Photo prise lors d’une sortie en famille, et dans laquelle, sans ambiguïté, Rousseau s’est portraituré malicieusement assis à côté du cocher !

Des jungles à la reconnaissance

Cet aspect « pinailleur », « consciencieux » comme le notait Alexis, atteint des sommets avec ses jungles, « ces tableaux aux couleurs somptueuses, aux créatures exotiques et aux paysages tropicaux, envahit par une végétation fabuleuse et luxuriante, dominent l’œuvre tardive de l’artiste… une série de toiles qui révéla l’artiste au public » (4). Des œuvres qui donnent à voir une nature paradisiaque, peuplée d’animaux de… zoos. Lui qui n’a jamais quitté la France, il puise ses sujets dans des magazines, des visites au Jardin des plantes et jusque dans les récits de soldats revenus d’une expédition au Mexique ! Si on en croit Apollinaire, il laissait même sous-entendre qu’il fut de cette expédition (3) ! Son imagination fait le reste, il brosse des jungles qu’il imagine, avec raison, peuplées de tigres affamés et de créatures exotiques.
Il épouse en cela la fascination d’alors pour ces mondes lointains, souvent pensés comme des Eldorado, des mondes premiers, support de rêves comme les toiles marocaines de Delacroix et la vogue de l’orientalisme, le tout dans une débauche botanique. Le dessin est net, ciselé et se rit, comme dans toute son œuvre, de la perspective comme de la botanique avec cette application léchée qui devient sa signature.
La première de ses jungles fut présentée en 1891. Alors qu’il guigne toujours le Salon officiel, Graal des peintres, on le retrouve au Salon des Indépendants, qui, cette année-là, présente une rétrospective à Van Gogh. Il y accroche Surpris ! ou Tigre dans une tempête tropicale (National Gallery, Londres. Pas exposée ici), une toile qui surprend tant par son sujet, sa composition que par ses dimensions de près d’1,70 m ! Félix Vallotton, peintre mais aussi critique pour le Journal suisse, écrit : « Rousseau devient de plus en plus stupéfiant d’année en année… C’est un terrible voisin, il écrase tout. Son tigre surprenant une proie est à voir, c’est l’alpha et l’oméga de la peinture » (1). Critique qui a dû enthousiasmer Rousseau.

Une redécouverte !

En 1897, Rousseau présente, au 13e Salon des Indépendants, sa Bohémienne endormie, œuvre qu’il tente, ensuite, de vendre, sans succès, à la municipalité de sa Laval, sa ville natale. Le tableau disparait pendant 25 ans, il sera retrouvé, par le critique Louis Vauxelles, abimé et plié, dans l’arrière-boutique d’un tonnelier qui l’avait reçu en règlement d’une dette d’un de ses clients ! Le tableau sera alors acheté par le galeriste Daniel-Henry Kahnweiler… Le découvreur de Picasso ! L’Espagnol mettra en doute l’authenticité du tableau, allant jusqu’à déclarer l’avoir peint lui-même (1). À ce sujet on pense que Picasso, aimant beaucoup Rousseau, aurait donc, pour sauver l’œuvre, retravaillé la toile fortement abimée par son long séjour chez le tonnelier. Kahnweiler la cèdera ensuite au collectionneur américain John Quinn.

Ci-dessus : Combat de tigre et de buffle, 1908 © Cleveland, The Cleveland Museum of Art / Ph.: The Cleveland Museum of Art – Howard Agriesti

Ci-contre : Joyeux farceurs, 1906 © Philadelphia Museum of Art, The Louise and Walter Arensberg collection / Ph.: © Philadelphia Museum of Art

Cette Bohémienne contient « toute la magie de l’art de Rousseau », écrit Dora Vallier (3). Le tableau est d’évidence à rapprocher de Les Deux majestés (1883), une œuvre du peintre Jean-Louis Gérôme que Rousseau admirait. Cette bohémienne endormie sous une lune blafarde, dans un décor lunaire et avec un lion, qui n’est en rien agressif, frise le surréalisme. Le groupe de Breton à venir, verra en Rousseau l’un des siens, et sera cité, à plusieurs reprises, dans la seconde édition de son important ouvrage manifeste Le Surréalisme et la peinture.

La Cage aux fauves

En 1905, au tout nouveau Salon d’Automne, là où, dans la mythique salle VII, sont exposés les travaux « fauves » des Matisse, Derain, Vlaminck, Manguin, et quelques autres ; Rousseau accroche son Lion ayant faim, se jette sur l’antilope, sa plus grande toile, et deux ans plus tard, il présente La Charmeuse de serpents (1907), une vision idyllique du paradis, dans laquelle, une femme entourée de serpents les charme de son instrument. Deux de ses œuvres considérées aujourd’hui comme des chefs-d’œuvre.
L’art du « douanier » est prêt, alors, à passer à la postérité. Très vite, quelques années après sa mort, en plus des pionniers comme Picasso, Delaunay et de quelques rares autres, le marché s’intéresse et s’emballe. Les galéristes se réveillent. Le couturier Jacques Doucet achète, en 1922, La Charmeuse de serpents pour la somme de 50 000 et l’américain John Quinn acquiert la Bohémienne endormie pour la somme de… 175 000 francs de l’époque. Le même tableau, lors de la vente de la liquidation de la collection Quinn, en 1926, atteindra la somme de 520 000 francs ! Alors que Rousseau l’avait proposé à la mairie de Laval pour… 1 800 francs !
En 1927, Adolphe Basler, auteur d’une monographie sur l’artiste écrit : « Le cas Rousseau s’impose actuellement avec plus de force que jamais. Les grands collectionneurs et les musées d’Europe, d’Amérique et du Japon se disputent les tableaux du Douanier. Leur prix atteint ou dépasse même celui des chefs-d’œuvre d’un Delacroix, d’un Corot ou d’un Courbet. Comment expliquer une telle vogue ? » (2)

Une fin de misère

Rousseau meurt le 2 septembre 1910 de la gangrène suite à une blessure infectée à la jambe. Il avait 66 ans. Sans argent, il est enterré dans la fosse commune du cimetière de Bagneux. Un an plus tard, Delaunay lance une souscription pour lui donner une sépulture décente et, en 1947, sa dépouille est transférée au cimetière de Laval sous une pierre gravée d’une épitaphe rédigée par Apollinaire.
1911, voit la première exposition Rousseau à New York. La même année Delaunay organise une rétrospective de Rousseau au Salon des Indépendants. Sa charmeuse de serpents, de la collection Jacques Doucet, sera la première œuvre de Rousseau à rentrer dans les collections du Louvre en 1936. Rousseau réalisera, de manière posthume, son rêve.

En 1908, au Bateau Lavoir, où Picasso avait alors son atelier, sont conviés pour fêter Rousseau, Apollinaire, Delaunay et quelques autres. Une mémorable fête au cours de laquelle, s’adressant à Picasso, Rousseau lui dira : « Nous sommes les deux plus grands peintres de l’époque, toi dans le genre “égyptien”, moi dans le genre moderne ».

  1. Catalogue exposition Douanier Rousseau au Grand Palais, 1985
  2. in catalogue de l’exposition. Coédition musée d’Orsay / Flammarion. 2026
  3. Propos in Henri Rousseau par Dora Vallier. Flammarion, 1961
  4. Frances Morris in catalogue de l’exposition Douanier Rousseau, jungles à Paris. Éditions RMN, 2005
  5. Henri Rousseau par Wilhem Udhe. Édition de la revue Les Soirées de Paris, 1911

Musée de l’Orangerie, Jardins des Tuileries (côté Seine), Place de la Concorde (1er)
À voir jusqu’au 20 juillet 2026
Ouvert de 9h à 18h tous les jours sauf le mardi
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h.
Accès
Métro : lignes 1, 8, 12, station Concorde
Bus : lignes 42, 45, 52, 72, 73, 84, 94, arrêt Concorde
Site de l’exposition : ici

 Catalogue
Rousseau. L’ambition de la peinture
sous la direction de Juliette Degennes.
Coédition musée d’Orsay / Flammarion
224 pages, 39 €

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