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MARS LE MOIS DU DESSIN

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foires & salons

Avec l’incontournable Salon du Dessin auquel s’est ajouté, depuis deux décennies, Drawning Now (anciennement Salon du dessin contemporain), Paris s’est inscrit comme la capitale du dessin avec ces deux salons les plus importants au monde sur cette spécialité. À ces deux salons, un petit nouveau, Paris Print Fair, a vu le jour il y a cinq années. Salon consacré au seul marché de l’estampe.

Le Salon du Dessin au Palais Brogniart attire chaque année plus de 15 000 visiteurs (Stand de la galerie Laurentin 2025) © Tanguy de Montesson

Longtemps considéré comme parent pauvre de l’offre artistique, cantonné dans une offre parallèle au grand œuvre, le dessin s’est peu à peu imposé. De nombreux collectionneurs l’ont, de plus en plus, reconnu comme un médium que, très souvent, les artistes, de tous temps, produisaient en parallèle et complémentairement à leur production. On y a vu des œuvres à part entière et non de simples ébauches ou esquisses poussées à l’ombre de leur travail habituel. Des œuvres à part entière qui révèlent les tâtonnements d’un artiste ou la naissance progressive d’une œuvre, il peut être aussi le témoin d’une composition disparue ou bien abîmée.
On note aussi, ces dernières années, que ces « brouillons » et essais d’œuvres à venir, attirent de plus en plus l’attention des collectionneurs surtout, si celles-ci, sont des esquisses d’œuvres reconnues à l’image de ce dessin de Michel-Ange, une étude de pied pour la Sibylle de Libye du plafond de la Chapelle Sixtine qui a été vendu pour plus de 27 millions de dollars chez Christie’s à New York l’an passé ou cette simple étude, Le Nez en quart de Brie, pour les Demoiselles d’Avignon de Picasso, vendue près de 900 000 £ chez Christie’s à Londres en 2025. Mais derrière ces records, et selon l’artiste, on trouve, à partir de quelques centaines d’euros, des feuilles pour toutes les bourses. Le dessin permet aussi d’aborder l’art ancien avec non seulement un choix plus vaste qu’en peinture et à des prix qui peuvent être très éloignés des œuvres sur toile, chères et rares. Le tout étant de bien choisir ses « feuilles » et de se faire conseiller.
Il peut donc s’avérer être une belle initiation au monde de l’art pour les collectionneurs débutants, constituant souvent aussi une approche financièrement plus abordable pour acquérir des œuvres d’artistes reconnus. Et enfin, le dessin peut aussi, à lui seul, être le thème central d’une collection.

SALON DU DESSIN

Gian Domenico TIEPOLO, Le Mariage de la Vierge © Courtesy Galerie Eric Coatalem

Hermann David Salomon Corrodi. Roma da Monte-Mario Monte Mario © Courtesy Galerie Paolo Antonacci

Suzanne Valadon, Femme assise s'essuyant l'épaule © Courtesy Galerie La Présidence

Pablo Picasso, Guitare au guéridon, 1916 © Courtesy Galerie Cazeau

Paul Klee, CH (DAs AcH-BILD), 1918 © Courtesy Galerie Traits Noirs

Geneviève Asse, sans titre © Courtesy Galerie Laurentin

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34e édition pour ce salon consacré au dessin du XVIIe siècle à nos jours. Un salon très couru, fort seulement d’une quarantaine de participants, qui draine le meilleur des exposants pour un public d’amateurs avertis. En plus de 30 années d’existence, le Salon du Dessin est aujourd’hui reconnu par tous d’un haut niveau, voire comme le meilleur salon au monde sur la spécialité ! Ceci grâce à deux paramètres qui peuvent paraître évidents et qui, ici, se conjuguent à merveille : les meilleures galeries, présentant des œuvres de grande qualité et souvent inédites sur le marché.
Le dessin a échappé très tôt à la destination commerciale qui fut celle de la peinture, et ne fascinera les élites qu’à partir du XVIIIe siècle. « Le dessin correspond à la sensibilité d’aujourd’hui où l’image est fondamentale » analyse l’un des membres organisateurs du Salon du Dessin.
Le salon du dessin est la foire préférée des galeries, juste après la Tefaf, selon une étude effectuée par The « Artnewspaper ». L’an dernier, le salon avait attiré 15 000 amateurs, un chiffre en augmentation, pour admirer les stands des 39 exposants, les meilleurs de la spécialité. Cette année, on reporte le même nombre de participants, preuve de la sévérité de la sélection. Durant cinq jours, dans les allées aujourd’hui calmes et même un brin sépulcral de ce qui fut le temple du capitalisme français, 21 galeries françaises et 18 étrangères venant de 7 pays, vont proposer des œuvres parmi les plus belles et prestigieuses disponibles sur le marché. Des œuvres d’artistes couvrant plusieurs siècles et plusieurs médias.

À l’honneur : le MuMa du Havre

Cette 33e édition accueillera quatre nouvelles galeries importantes : l’américaine Demisch Danant, qui fera un solo show Eugène Isabey (1803-1886), la galerie anversoise d’art ancien Lowet de Wotrenge, la galerie d’art contemporain La Forest Divonne, installée en France et en Belgique, et la galerie Jean-François Cazeau.
Comme toujours, des expositions accompagneront le salon, à commencer par l’invité d’honneur du salon : le musée d’art moderne André Malraux (MuMa) du Havre. Ce musée inauguré par André Malraux en 1961 possède une collection forte de 4500 œuvres dont 1041 dessins.

Pierre Bonnard, Portrait de Berthe Schaëdlin, s.d. © Courtesy AB Galerie

Sonia Delaunay, Rythme couleur, 1966 © Courtesy Galerie de la Présidence

Au Salon du dessin, le MuMa présentera trente-six feuilles, dont une Académie d’Homme de Pierre-Paul Prud’hon, et un dessin préparatoire pour l’immense toile Les Romains de la décadence de Thomas Couture. Une sélection d’œuvres impressionnistes, nabis, symbolistes et fauves – abondamment représentées dans les collections – mettra en lumière les aquarelles aériennes d’Eugène Boudin, les pastels de Degas, Sisley, Pissarro, Guillaumin ou encore les dessins d’Henri-Edmond Cross. Pour évoquer l’effervescence créative du XXᵉ siècle, des œuvres de Paul Jouve et de Jean Dupas incarneront l’élégance de l’Art déco, tandis que l’on s’immergera dans les bleus vibrants de Raoul Dufy, véritable « lumière-couleur » née des rivages normands. Les compositions chromatiques de Léon Gischia et Sonia Delaunay-Terk prolongeront ce parcours sensible, qui s’achèvera sur trois gouaches abstraites des années 1950 de Jean-Michel Coulon, artiste de la Nouvelle École de Paris.

Un parcours Nouveaux Collectionneurs

Le dessin est une porte d’entrée idéale pour démarrer une collection. Aussi, le Salon du dessin se propose d’être un rendez-vous incontournable pour tous les néophytes et amateurs, en instaurant un parcours destiné aux « Nouveaux Collectionneurs ». Les organisateurs proposeront aux galeries d’indiquer avec une signalétique particulière sur leur stand, des dessins de qualité à prix abordables (entre 2000 et 8000€), des œuvres graphiques de grands maîtres accessibles, des artistes injustement oubliés et des talents sur lesquels investir.
Et enfin, comme chaque année depuis 2010, sera décerné le Prix de dessin contemporain de la Fondation Daniel & Florence Guerlain qui distingue chaque année un lauréat parmi trois artistes sélectionnés. Les 3 artistes sélectionnés de l’édition 2026 sont Cathryn Boch (née en 1968 en France), Simon Schubert (né en 1976 en Allemagne) et Renie Spoelstra (née en 1974 aux Pays-Bas). L’an passé, la Fondation Daniel et Florence Guerlain avait distingué l’artiste irlandaise Alice Maher.

Salon du Dessin, du 25 au 30 mars 2025
Palais Brongniart, Place de la Bourse, Paris 2e
Horaires :
Mercredi 25 mars : 12h – 20h / Jeudi 26 mars : 12h – 22h
Vendredi 27 mars : 12h – 20h / Samedi 28 et dimanche 29 mars : 11h – 20h
Lundi 30 mars : 12h – 18h.
Accès
Métro : station Bourse (ligne 3) ou station Grands Boulevards (lignes 8 et 9)
Bus : ligne 39 arrêt bourse dans un sens et Grands boulevards dans l’autre
Site du salon : ici
Site de la fondation Guerlain : ici

DRAWING NOW

Pierre Tal Coat, sans titre, 1977 © Courtesy Galerie Berthet Aittouarès

Florent Chavouet, Ile flottante, 2025 © Florent Chavouet et Courtoisie de la Galerie Huberty & Breyne

Adrien Belgrand, Montagne Drome, 2020 © Courtoisie de l’artiste et de la galerie

Nicolas de Crécy, Tokyo, ville cubiste 2, 2025 © Nicolas de Crécy et Courtoisie de la Galerie Barbier

Trevor Gould, La longue marche, 2025 © Trever Gould et Courtoisie de la Galerie CAR, Bologne

Marianne Lang, Windwurf, 2025 © Marianne Lang

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Pour sa 19e édition, ce salon retrouve son habituel Carreau du Temple, un salon qui est devenu, en bientôt deux décennies, une manifestation reconnue, attendue, véritable pendant pour le contemporain de celui de la Bourse. Il s’est internationalisé et accueille, cette année, 35% de galeries étrangères venues de 13 pays sur les 71 stands du salon,. Un plateau qui se renouvelle avec 41 % de nouvelles participations et plus de 300 artistes représentés. Drawing Now peut s’enorgueillir de plus de 20 000 visiteurs l’an passé !
Le salon se divise en quatre secteurs. Un secteur général qui accueille des galeries déjà bien établies et qui présenteront un artiste en focus sur au moins 30% de la surface totale de leur stand.
Un second secteur, appelé Inception, réunit des galeries avec des propositions émergentes à tous niveaux : nouvelle galerie, projet, artiste… Inception est un contact privilégié avec des tendances qui se profilent dans la scène nationale et internationale du dessin.
Le secteur Process ouvrant la voie aux nouvelles approches du dessin contemporain. Ce secteur accueille des galeries qui présenteront un projet spécifique ou une expérimentation des voies nouvelles du dessin contemporain : vidéos, dessins animés, regards croisés entre plusieurs pratiques artistiques autour du dessin.

Le digital fait son entrée

Et enfin le nouveau secteur Digital, installé au cœur de Process, accueille des galeries proposant des œuvres/artistes qui explorent l’intersection des nouvelles technologies et de la plus ancienne technologie artistique : tracer une ligne.
Ce rendez-vous devenu incontournable permet l’acquisition, à des prix pour certains très abordables, d’œuvres d’artistes en devenir ou émergents, mais qui a surtout pour mérite premier de présenter des artistes souvent peu vus et exposés, à côté d’autres reconnus et majeurs. Et naturellement, le 15e Prix Drawing Now sera décerné à un jeune artiste dont le travail est présenté dans l’une des galeries exposantes. L’année passée, c’est l’espagnole Susanna Inglada qui a été récompensée. Elle est exposée en ce moment à l’espace Drawning Lab à Paris.

Drawing Now du 26 au 29 mars 2026
Carreau du Temple, 4 rue Eugène Spuller (3e)
Ouvert de 11h à 20h ( jusqu’à 19h le dimanche )
Accès
Métro : Ligne 1 stations : Saint-Paul ou Hôtel de Ville
Ligne 8 station Filles du Calvaire
Lignes 5, 3, 8, 9 et 11 station République

Bus : Lignes 20, 56, 75 et 91 Arrêt République
Lignes 75 et 2
0 : Arrêt Square du Temple
Ligne 29 Arrêt Tournelles-Saint Gilles ou Payenne
Ligne 75 Arrêt Archives-Haudriettes
Ligne 96 Arrêt Saint-Claude
Site du salon : ici
Site de Drawing Lab : ici

PARIS PRINT FAIR

Giuseppe Scolari, Ecce Homo © Courtesy Galerie Agnews

Rembrandt, Jupiter et Antiope, 1659 © Courtesy Galerie H. Rumbler

Hiroshige, Hashiba-bosetsu © Courtesy Galerie bei der Oper

Henri Riviere, L’Ile aux cygnes, 1900 © courtesy Galerie Saphir

Joan Miró, Midi le trèfle blanc, 1968 © Courtesy galerie Arenthon

Niki De Saint Phalle, Nana Power Tea Time, 1970 © Courtesy Le Coin Des Arts

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Dernier venu, Paris Print Fair, est un salon consacré essentiellement à l’estampe. Il nous revient cette année pour sa 5e édition, suite au succès rencontré lors de ses précédentes éditions. On pouvait s’étonner qu’il n’y ait pas eu, depuis la disparition du regretté Salon de l’Estampe et du dessin en 2016, un remplaçant de ce dernier depuis près de 10 ans ! C’est donc chose faite et avec plus de 5 000 visiteurs l’an passé, son succès prouve la vitalité de ce marché.
Sous l’égide de la Chambre Syndicale de l’Estampe, du Dessin et du Tableau (CSEDT) et placée sous le parrainage du ministère de la Culture, Paris Print Fair accueillera 25 galeries dont 13 étrangères, et propose donc un grand choix d’estampes, appelés aussi multiples, ce terme générique qui recouvre toutes les techniques de multiplication d’une œuvre – gravure sur cuivre, bois ou acier, lithographie, sérigraphie, chalcographie, xylographie, linogravure… – dans des tirages contrôlés et encadrés, à savoir de quelques unités à plusieurs dizaines. Tous les plus grands artistes se sont prêtés à l’exercice et ont créé des œuvres originales à cette fin. Paris Print Fair présentera des œuvres allant de Bruegel à Goya et jusqu’à des créations contemporaines en passant par des estampes venues du Japon et d’autres pays.
L’estampe est un moyen d’accéder à des œuvres de grands, moins grands, voire émergents artistes pour un coût naturellement nettement moindre que leurs œuvres uniques sur toile ou papier.

Paris Print Fair, du 26 au 29 mars 2025
Réfectoire du Couvent des Cordeliers
15, rue de l’École de médecine Paris 6e
Du jeudi au samedi de 11h-20 h et dimanche de 11h-18 hAccès
Métro : stations Saint-Michel (ligne 4) et Odéon (Lignes 4 et 10)
Bus : arrêts Saint-Michel (lignes 21, 27, 70, 87 et 96)
ou Odéon (lignes 56, 70, 86, 87 et 96)
RER : RER B et C station Saint-Michel
Site du salon : ici

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